Facebook va concentrer ses services sur la sécurisation des conversations privées

Mark Zuckerberg a exprimé sa volonté d’orienter Facebook vers des expériences et des conversations privées ou éphémères.
 

Des fonctionnalités favorisant l’usage privé

Si Facebook a construit son empire sur la connexion de plus de 2 milliards d’individus sur sa plateforme, son créateur Mark Zuckerberg semble observer que les usages des réseaux sociaux tendent aujourd’hui vers des interactions en plus petits comités, voire privées. Dans un long communiqué publié le 6 mars, le PDG de Facebook partage sa vision de l’évolution des services de la plateformes.

« Je pense que l’avenir de la communication passera de plus en plus vers des services privés chiffrés, dans lesquels les gens peuvent avoir la certitude que ce qu’ils se disent reste sécurisé et que leurs messages et leur contenu ne resteront pas éternellement. C’est l’avenir, et j’espère que nous aiderons à le réaliser » , introduit-il.

Pour ce faire, Zuckerberg s’inspire du cas de WhatsApp, l’application de messagerie privée rachetée par Facebook en 2014. « Nous nous sommes concentrés sur le cas d’utilisation le plus fondamental et le plus privé – la messagerie – et l’avons rendu aussi sécurisé que possible, puis nous avons créé davantage de nouvelles façons pour les utilisateurs d’interagir comme les appels, les vidéos, les chats, groupes, stories, entreprises, paiements etc. »

 

Interactions privées, données sécurisées et chiffrées

Pour Mark Zuckerberg, le nouveau chemin que Facebook doit emprunter est celui de l’intimité et de la sécurité. Difficile pourtant de se racheter une réputation sur ces sujets après une année chaotique émaillée de scandales. Le PDG de la plateforme le concède facilement : « Je comprends que beaucoup de personnes ne pensent pas que Facebok puisse ou veuille construire une plate-forme centrée sur la vie privée – très franchement, nous n’avons pas aujourd’hui une très bonne réputation sur ce sujet, et nous nous sommes historiquement concentrés sur les outils qui facilitaient un partage ouvert. Mais nous avons régulièrement montré que nous pouvons évoluer, et construire les services que les utilisateurs désirent, comme des messageries sécurisées. »

Mark Zuckerberg exprime ainsi la volonté pour Facebook d’offrir désormais des communications chiffrées de bout en bout, mais aussi un certain « droit à l’oubli » sur les publications. « Les utilisateurs ne devraient pas avoir à s’inquiéter que ce qu’ils partagent puisse venir les hanter des années plus tard. Nous ne garderons donc pas les messages ou les stories plus longtemps que nécessaire, ni plus longtemps que les utilisateurs ne le souhaitent. » Mark Zuckerberg évoque l’idée de pouvoir par exemple programmer la suppression automatique de messages après 1 mois ou 1 an, selon le souhait de l’utilisateur.

Source